Côte d'Ivoire : 1re édition de l'Afterwork numérique ANSUT

Publié le 09/04/2018  |  Gotic
Photo d'illustration  : www.fratmat.info

Microsoft ne s’improvise pas comme un fournisseur d’accès Internet. Cependant, elle travaille avec des partenaires pour aboutir à des solutions novatrices adaptée au continent africain.

"ANSUT Afterwork numérique"/1re édition : La problématique du type de citoyen pour une économie numérique performante au coeur des échanges

Les panélistes de la première édition d’Ansut Afterwork numérique ont échangé, le 6 avril 2018, au siège de l’Agence nationale du service universelle des télécommunications (Ansut), à Abidjan-II Plateaux, Attoban, sur l'avenir du numérique en Afrique qui doit être impulsé par les jeunes Africains.

Le ministre de la Communication, de l'Economie Numérique et de la Poste, Bruno Nabagné Koné, Dr Hamadoun Touré, directeur exécutif de Smart Africa, Home of Transform Africa Summit et Mme Yacine Barro Bourgault, directrice Afrique de l’Ouest et du centre de Microsoft ont porté la réflexion sur le thème : « Quel citoyen pour une économie numérique plus performante ? »

Ecosystème, la Côte d’Ivoire rattrape son retard

Pour bâtir une économie numérique performante, le ministre Bruno Koné a indiqué qu’il faut avant tout construire un écosystème performant prenant en compte l’évolution de l’environnement numérique. « C’est ce qui peut permettre à un certain moment l’éclosion des talents à travers des Start-up dynamiques », a-t-il fait remarquer. Selon lui, en la matière, la Côte d’Ivoire est en train de refaire son retard. De 200.000 abonnés à Internet en 2011, le pays compte en ce jour plus de 23 millions d’individus connectés à Internet. « Lorsque nous décidions de dynamiser le secteur du numérique en Côte d’Ivoire, c’est-à-dire de créer un  écosystème performant, nous avons mis en place des bases légales et règlementaires », a-t-il souligné.

Mais avant, reconnait-il, la Côte d’Ivoire a été l’un des derniers pays en Afrique à déployer la 3G en 2013. Pour rattraper la dizaine d’année de retards, le ministre Bruno Koné a souligné qu’il fallait s’atteler à la mise en place d’une connectivité suffisance sur toute l’étendue du territoire ivoirien. D’où la nécessité de déployer la fibre optique. « Les 2000 premiers kilomètres nous ont pris à peu près trois ans. Depuis 2017, nous sommes sur les 3000 derniers kilomètres », a-t-il précisé, pour ce projet qui va coûter près de 200 milliards de FCFA à la Côte d’Ivoire.

Toujours dans la construction d’un écosystème performant, il a insisté sur la formation des acteurs avec la création de l’Ecole supérieure africaine des Tic (Esatic) dont la première promotion sort cette année, en 2018. Poursuivant, il a indiqué que c’est seulement en 2017 que  la Fondation jeunesse numérique pour promouvoir les start-up ivoiriennes a vu le jour.  « Il ne servait à rien de la mettre en place en 2011 ou 2012 puisqu’il n’y avait pas d’environnement pour le faire…. Notre souhait, que des milliardaires sortent des start-up ivoirien d’ici quelques années », dira le ministre Bruno Koné.

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